Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /2010 08:06


Dominik Courier
Je suis rentré chez moi à pied, mon MP3 sur les oreilles, les Buzzcocks chantaient
I don’t mind et c’était vrai de vrai, après tout rien à foutre. Je suis passé chercher mon sac. Après, j’ai été au bahut. On a parlé de l’audition avec deux trois potes, ils se sont bien foutus de ma gueule, ils ont dit que c’était pour les blaireaux ce film, que ça ne valait pas un bon Jackie Chan, alors on a parlé du nouveau Jak and Daxter, The Lost Frontier ; en jeu de plate-forme, c’est ce que je préfère. On a parlé de la nouvelle Porsche et de Leslie Choupin. Les potes se sont refoutus de ma gueule à cause de mon tee-shirt Have you used your brain today, mais ils se sont écrasés devant le 17 que je me suis payé en Français. Leslie Choupin est super belle. Leslie Choupin est une bombe. Je ne sortirai jamais avec une bombe. Trop dangereux. Quand on est descendus dans la cour tout à l’heure, elle était juste devant moi dans l’escalier. Quand j’ai une jolie fille devant moi dans l’escalier, je la pousse sans faire exprès. C’est plus fort que moi. Une ou deux marches, ça ne fait pas de mal. Elle trébuche, ça la ridiculise un peu. Moi, ça me tranquillise. Et si elle rouspète, je la traite de quenelle, ça passe bien.

Par Fabrice Melquiot - Publié dans : fabricemelquiot
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Commentaires

Cemetery of kisses,
there is still fire in your tombs,
still the fruited boughs burn,
pecked at by birds.
Oh the bitten mouth...
Commentaire n°1 posté par A. le 30/03/2010 à 13h23

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Ils ont amputé / tes cuisses de mes hanches.

A mes yeux ce sont toujours / des médecins. Tous autant qu'ils sont.

Ils nous ont détachés / l'un de l'autre. A mes yeux ce sont des ingénieurs.

Dommage. Nous étions une bonne invention / et amoureuse avec ça :

un avion fait d'un homme et d'une femme, avec des ailes et tout le reste :

nous nous sommes un peu élévés du sol,

nous avons un peu volé.

Yehuda Amichaï, "Perdu dans la grâce"

 

Pour toute demande de droits concernant les pièces de théâtre ou poèmes publiés à L'Arche, merci de contacter Katharina von Bismarck au +33 1 46 33 63 26.

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L’office de la parole,
au-delà de la petite misère,
de la petite tendresse en désignant ceci ou cela, est un acte d’amour : créer de la présence.
 
L’office de la parole
Est que le monde puisse dire le monde,
Que le monde puisse dire l’homme.
 
La parole : ce corps vers tout.
La parole : ces yeux ouverts.
 
Roberto Juarroz, "Poésie verticale"
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