Dimanche 22 mars 2009 7 22 /03 /2009 12:06



Les miracles se produisent

A l’origine vierge

Des volontés

Sur une pierre de touche

Où l’or, de sa propre main, écrit

Son nom

Ou le mien

 

Les miracles portent cet habit de feuilles et de cris

Là, tremble la perspective des temples

A la cime du corps

Nu

Sur l’arête des pensées

 

Et ce qu’on croyait perdu

N’est qu’égaré

Dans le cirque des promesses

 

Sans filet, je saute dans la chance

Par Fabrice Melquiot - Publié dans : fabricemelquiot
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Ils ont amputé / tes cuisses de mes hanches.

A mes yeux ce sont toujours / des médecins. Tous autant qu'ils sont.

Ils nous ont détachés / l'un de l'autre. A mes yeux ce sont des ingénieurs.

Dommage. Nous étions une bonne invention / et amoureuse avec ça :

un avion fait d'un homme et d'une femme, avec des ailes et tout le reste :

nous nous sommes un peu élévés du sol,

nous avons un peu volé.

Yehuda Amichaï, "Perdu dans la grâce"

 

Pour toute demande de droits concernant les pièces de théâtre ou poèmes publiés à L'Arche, merci de contacter Katharina von Bismarck au +33 1 46 33 63 26.

Texte libre

L’office de la parole,
au-delà de la petite misère,
de la petite tendresse en désignant ceci ou cela, est un acte d’amour : créer de la présence.
 
L’office de la parole
Est que le monde puisse dire le monde,
Que le monde puisse dire l’homme.
 
La parole : ce corps vers tout.
La parole : ces yeux ouverts.
 
Roberto Juarroz, "Poésie verticale"
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