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Ils ont amputé / tes cuisses de mes hanches.
A mes yeux ce sont toujours / des médecins. Tous autant qu'ils sont.
Ils nous ont détachés / l'un de l'autre. A mes yeux ce sont des ingénieurs.
Dommage. Nous étions une bonne invention / et amoureuse avec ça :
un avion fait d'un homme et d'une femme, avec des ailes et tout le reste :
nous nous sommes un peu élévés du sol,
nous avons un peu volé.
Yehuda Amichaï, "Perdu dans la grâce"
Pour toute demande de droits concernant les pièces de théâtre ou poèmes publiés à L'Arche, merci de contacter Katharina von Bismarck au +33 1 46 33 63 26.
sophie (des grigris)
Vous risquez de vous retrouver sur le banc des accusés, au sein d'une juridiction pénale! pour incitation à disparaître.
Faîtes gaffe! mais je m'égare...
n'advienne
incandescente,
car remise et enfin consentie,
dans le présent d'un regard...
Ils ont cousu sur mon corps des habits de veuve
Maintenant tu peux te morfondre m’ont-ils dit
Neutre
Le visage-arc
Quand on m’emmure de noir
Ils ont cousu sur mon corps des habits de nonne
-On ne s’étonne plus de tant de mauvais goût
Colchide de mes rêves – rivage à poubelles
Toison d’Or – balayette à ordures
Mer – lac sordide où s’enculent des
Ainsi le vide
Le vide un pas de plus que cette marge
(Je t’aimerai chérie je t’aimerai
Jusqu’à ce que l’Afrique rejoigne la Chine
Jusqu’à ce que Coca light Orangina)
Berceuse pour des lézards en mousse
Accrochés dans des échoppes de pays décrépits
Dès ce soir
-Je passe d’une rougeur à une autre
Pas un regard pas un soupir
Ne doit être perdu
(Je t’aimerai chérie je t’aimerai
Jusqu’à ce que l’Afrique rejoigne la Chine
Et que les saumons chantent dans la rue)
Les Pléiades la vie la mort confondus dans ce
Visage-arc