Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /2008 22:35


Il n’y a pas de rencontre : 

Rien que des égarés 
Laissant traîner leur désir 
N’importe où 

N’importe qui 
Laissant son égarement 
Désirer quelqu’un
Par Fabrice Melquiot - Publié dans : fabricemelquiot
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Partager    
Retour à l'accueil

Commentaires

alors..... je m'égare, je m'égare et j'aime ça !!!
sophie (des grigris)
Commentaire n°1 posté par sophie le 11/12/2008 à 07h51
Il n'y a pas de rencontre, mais l'émoi, le mouvement hors de soi, vers l'autre, même s'il continue son chemin.
Commentaire n°2 posté par B le 11/12/2008 à 08h20
Dites M.Melquiot, avez-vous idée de notre sensibilité ?
Vous risquez de vous retrouver sur le banc des accusés, au sein d'une juridiction pénale! pour incitation à disparaître. 
Faîtes gaffe! mais je m'égare... 
Commentaire n°3 posté par G le 12/12/2008 à 00h10
bravo ! c'est aussi puissant que bien construit ! merci, fabrice.
Commentaire n°4 posté par vossier frederic le 10/01/2009 à 19h16
Ne demande pas ton chemin à quelqu'un qui le connaît, tu risques de ne pas t'égarer
Commentaire n°5 posté par guénaëlle le 09/02/2009 à 11h26
A moins que la rencontre
n'advienne
incandescente,
car remise et enfin consentie,
dans le présent d'un regard...
Commentaire n°6 posté par a le 20/05/2009 à 09h22

Ils ont cousu sur mon corps des habits de veuve

Maintenant tu peux te morfondre  m’ont-ils dit

Neutre

Le visage-arc

Quand on m’emmure de noir

 

Ils ont cousu sur mon corps des habits de nonne

            -On ne s’étonne plus de tant de mauvais goût

Colchide de mes rêves  – rivage à poubelles

Toison d’Or – balayette à ordures

Mer – lac sordide où s’enculent des

 

Ainsi le vide

Le vide un pas de plus que cette marge

            (Je t’aimerai chérie je t’aimerai

              Jusqu’à ce que l’Afrique rejoigne la Chine

              Jusqu’à ce que Coca light Orangina)

Berceuse pour des lézards en mousse

Accrochés dans des échoppes de pays décrépits

 

Dès ce soir

-Je passe d’une rougeur à une autre

Pas un regard pas un soupir

Ne doit être perdu

            (Je t’aimerai chérie je t’aimerai

             Jusqu’à ce que l’Afrique rejoigne la Chine

             Et que les saumons chantent dans la rue)

 

Les Pléiades la vie la mort confondus dans ce

Visage-arc

Commentaire n°7 posté par Nora le 15/07/2009 à 10h29

Calendrier

Août 2010
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>

Présentation

Recherche

Texte libre

Ils ont amputé / tes cuisses de mes hanches.

A mes yeux ce sont toujours / des médecins. Tous autant qu'ils sont.

Ils nous ont détachés / l'un de l'autre. A mes yeux ce sont des ingénieurs.

Dommage. Nous étions une bonne invention / et amoureuse avec ça :

un avion fait d'un homme et d'une femme, avec des ailes et tout le reste :

nous nous sommes un peu élévés du sol,

nous avons un peu volé.

Yehuda Amichaï, "Perdu dans la grâce"

 

Pour toute demande de droits concernant les pièces de théâtre ou poèmes publiés à L'Arche, merci de contacter Katharina von Bismarck au +33 1 46 33 63 26.

Texte libre

L’office de la parole,
au-delà de la petite misère,
de la petite tendresse en désignant ceci ou cela, est un acte d’amour : créer de la présence.
 
L’office de la parole
Est que le monde puisse dire le monde,
Que le monde puisse dire l’homme.
 
La parole : ce corps vers tout.
La parole : ces yeux ouverts.
 
Roberto Juarroz, "Poésie verticale"
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés