Samedi 2 février 2008 6 02 /02 /2008 22:07
Nuit---Modane.jpg

Ne regarde pas sur le sable
Couler
Le sang cru des horloges :
Il s’efface au vent des caravanes.
Le temps sur un visage
Ne se lit pas toujours
Ni l'avant
Ni l'après
Et l'homme qui meurt
Est peut-être né
Par Fabrice Melquiot - Publié dans : fabricemelquiot
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Partager    
Retour à l'accueil

Commentaires

C'est arrivé après une journée qui a coulé sur Belleville et le froid des fumeurs. Après une heure au téléphone avec un comédien Kinois qui apprends l'hiver "de ses ancêtres les belges", et qui te salue d'ailleurs. Alors, j'ai pensé à Bakongo, et à ton texte. Etonnante pudeur d'avoir chacun nos deuils à ce moment-là et de ne rien dire, de les vivre en soi, de les noyer dans un gamin qui te prend la main ou une crêpe au CCF. Dommage que tu n'aies plus été là pour les mythiques boîtes à rumba et les baignades en pleine forêt. Mais. Voilà...
Avec toute ma tendresse,
Sonia
Commentaire n°1 posté par Sonia le 03/02/2008 à 00h14
Tes mots me donnent bien du plaisir à rêver d'horizons lointains et de déserts peuplés. Merci pour cette poésie de mots en bouche qui me font saliver.
Commentaire n°2 posté par jade collet le 03/02/2008 à 13h01

C'est très beau, très juste. Comme d'habitude. J'aime.

Commentaire n°3 posté par Obier le 10/02/2008 à 22h20
J'ai compris en lisant tes mots ce qui me poussait à faire du théâtre...Ils éveillent en moi ce que je rêvais de créer...
Commentaire n°4 posté par maud le 19/02/2008 à 23h58

Calendrier

Août 2010
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>

Présentation

Recherche

Texte libre

Ils ont amputé / tes cuisses de mes hanches.

A mes yeux ce sont toujours / des médecins. Tous autant qu'ils sont.

Ils nous ont détachés / l'un de l'autre. A mes yeux ce sont des ingénieurs.

Dommage. Nous étions une bonne invention / et amoureuse avec ça :

un avion fait d'un homme et d'une femme, avec des ailes et tout le reste :

nous nous sommes un peu élévés du sol,

nous avons un peu volé.

Yehuda Amichaï, "Perdu dans la grâce"

 

Pour toute demande de droits concernant les pièces de théâtre ou poèmes publiés à L'Arche, merci de contacter Katharina von Bismarck au +33 1 46 33 63 26.

Texte libre

L’office de la parole,
au-delà de la petite misère,
de la petite tendresse en désignant ceci ou cela, est un acte d’amour : créer de la présence.
 
L’office de la parole
Est que le monde puisse dire le monde,
Que le monde puisse dire l’homme.
 
La parole : ce corps vers tout.
La parole : ces yeux ouverts.
 
Roberto Juarroz, "Poésie verticale"
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés